Calendrier de l’après gourmand : ce qui existe, et ce qui n’en est pas

Mis à jour le 16 septembre 2026

Je fabrique un calendrier de l’après, donc je passe mes automnes à chercher ce que font les autres. Du côté gourmand, le constat est court : il n’existe presque rien.

La plupart des coffrets présentés comme gourmands sont des calendriers de l’avent : vingt-quatre cases, du 1er au 24 décembre. Fauchon, Comtesse du Barry, les grandes maisons d’épicerie fine sont toutes sur ce format. Le calendrier de l’après, lui, tient en sept jours, du 25 au 31 décembre, et sur ce format le rayon gourmand est presque vide.

Cette page sépare donc trois choses que l’on confond souvent : les calendriers de l’après gourmands qui existent vraiment, les bons produits qui n’en sont pas, et de quoi composer le vôtre si rien ne vous convient.

Pourquoi il y en a si peu

Trois raisons, et aucune n’est un reproche aux artisans.

Le format est récent. La demande sur l’avent a trente ans, celle sur l’après quelques saisons. Un producteur qui a déjà monté sa chaîne pour vingt-quatre cases n’a aucune raison d’en monter une deuxième pour sept.

Sept cases, ce n’est pas un petit vingt-quatre. C’est un autre emballage, un autre calibrage des quantités, un autre prix de revient. On ne coupe pas un calendrier de l’avent en trois.

Et l’alimentaire ajoute ses contraintes. Des dates de consommation qui doivent couvrir la fenêtre du 25 au 31 décembre, du frais qui impose une expédition maîtrisée, et un poids qui fait grimper le transport. C’est plus simple à dire qu’à produire.

Les calendriers de l’après gourmands qui existent

Un calendrier de charcuterie fermière

La Ferme d’Enjaquet, qui produit sa charcuterie, propose son propre calendrier de l’après. C’est à ma connaissance le seul du genre sur ce format, et c’est aussi la raison pour laquelle je travaille avec cette maison : elle avait déjà compris l’intérêt de la semaine qui suit Noël.

Je n’ai pas ouvert ce coffret. Je ne vous dirai donc pas ce qu’il y a dans chaque case, et cette page sera complétée quand je l’aurai eu en main.

Le mien, et ce qu’il est vraiment

Je dois une précision, parce qu’elle joue contre moi. Mon coffret principal mélange miel et cosmétiques faits avec ce miel : ce n’est pas une réponse purement gourmande, et si c’est du gourmand que vous cherchez, il ne faut pas le prendre pour ça.

Le coffret de la maison qui tient vraiment sur ce registre est celui au chocolat, sept jours, 56 euros.

De très bons produits qui ne sont pas des calendriers de l’après

Je travaille avec des producteurs dont j’aime le travail et qui ne proposent pas de calendrier de l’après. Ils vendent de bons produits, ce n’est pas la même chose, et je préfère l’écrire ici plutôt que vous laisser le découvrir au moment de payer.

Ils ont leur place sur cette page pour une raison précise : ce sont exactement les produits avec lesquels on compose une semaine soi-même. Le concept est récent, et certaines de ces maisons feront peut-être leur propre calendrier après cette saison.

Composer le vôtre sur sept jours

C’est souvent la meilleure sortie quand rien ne correspond : sept produits choisis, sept sachets numérotés, et une semaine qui vous ressemble. J’ai détaillé la méthode ailleurs sur le site, avec le déroulé jour par jour, dans le tutoriel pour créer un calendrier de l’après sur sept jours. Je ne le répète pas ici.

Ce que je regarde dans un coffret gourmand

  1. Les dates de consommation. Un produit dont la date tombe le 28 décembre n’a rien à faire dans la case du 31. C’est le premier point à vérifier, et c’est celui qu’on oublie.
  2. Le poids réel par case. Sept cases ne disent rien de ce qu’on mange. Comparez le poids total, c’est la mesure la moins manipulable.
  3. Le frais et l’expédition. Entre Noël et le Nouvel An, les transporteurs tournent au ralenti. Un coffret qui contient du frais doit être livré avant, pas pendant.
  4. Le producteur nommé. Une charcuterie, un fromage, un miel ont un fabricant et un lieu. Quand le nom n’apparaît nulle part, c’est rarement un oubli.
  5. Une part ou un partage. Certaines cases contiennent une portion individuelle, d’autres un produit à ouvrir à plusieurs. Les deux se défendent, mais ce n’est pas le même cadeau.
  6. Ce qui reste après le 31. Un coffret entièrement consommé ne laisse rien. Ce n’est ni bien ni mal, c’est un choix, et il vaut mieux le faire en connaissance de cause.

Ce que je ne sais pas encore

Les éditions 2026 ne sont pas toutes annoncées à l’heure où j’écris. Cette page est mise à jour au fil des sorties, et je préfère la laisser courte et juste plutôt que longue et inventée.

Si vous connaissez un calendrier de l’après gourmand qui n’y figure pas, écrivez-moi par la page contact. Je le regarderai, y compris si c’est un concurrent.

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